INFORMATION SYNDICALE REVENDICATIONS DU SYNDICAT FORCE OUVRIERE DU CENTRE HOSPITALIER D'HENIN BEAUMONT
| Syndicat des Personnels des Services de Santé Centre Hospitalier Adolphe CHARLON HENIN-BEAUMONT Portable 06.64.52.10.39 ou Poste 1585 / 1524 focharlon@wanadoo.fr |
Si le Financement à l’Activité (T2A) induit une logique productiviste visant à accroître l’Activité rentable, il n’en est pas moins que nous sommes toujours dans un Hôpital Public qui a vocation à soigner la Personne.
Si les règles de concurrence entre Hôpitaux et Cliniques, entre Poles, entre Services, s’appuyaient sur des outils d’appréciation des pratiques, cela pourrait s’avérer fatale pour l’Acte de Soin.
La logique économique de production de soins et de l’évaluation à priori des Recettes est contraire à l’appréciation dans leur globalité des situations de maladie, de souffrance et de détresse, des plus démunis.
L’hôpital Public est atteint par la maladie profonde de notre Société qui a remplacé :
Ø Les Valeurs Publiques par les Valeurs Individuelles
Ø Les Biens Collectifs par la Marchandisation
Ø Le Service Public par la Privatisation
Les missions de l’Hôpital sont naturellement génératrices de dépenses dont bon nombre sont pour définition imprévisibles :
Ø Les examens complémentaires.
Ø Les activités « inprogrammables » car inhérentes à l’évolution de la pathologie présentée ou au développement des polypathologies
Ø Les recours à l’assistante sociale pour trouver un lieu d’accueil à la sortie
Sont autant d’exemples d’éléments qui, certes, augmentent la dépense initialement prévue mais justifient les rôles et les missions de l’Hôpital Public !...
Plusieurs éléments viennent compliquer particulièrement notre mission de Service Public.
Les situations de travail dans lesquelles les professionnels sont amenés à exercer sont un facteur de risque.
Depuis longtemps mais plus encore aujourd’hui, il est reconnu l’existence de facteurs appelés « charge mentale » qui viennent augmenter les difficultés comme par exemple :
Ø Les multiples interruptions dans la dispensation du soin (le téléphone, l’interpellation des familles…)
Ø Des charges supplémentaires liées à l’augmentation de la pathologie lourde
Ø Des agents sont appelés à remplacer au « pied levé » dans d’autres services.
Ø La diminution des effectifs par des absences non remplacées
La demande de FORCE OUVRIERE doit permettre de ne pas augmenter, ni la charge de travail, ni la fatigabilité du personnel qui, à terme, provoqueraient sûrement une augmentation du taux d’absentéisme dans les services. Déjà des réponses sont apportées :
Ø Dans certains services l’organisation des soins sera revue notamment sur l’insuffisance des effectifs en fonction du degré de dépendance des patients et du taux d’occupation ainsi que la dotation de matériel nécessaire.
Ø Une étude de charge de travail sera réalisée entre les Services et la Pharmacie notamment sur les chariots « Pharmacie »