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INFORMATION SYNDICALE REVENDICATIONS DU SYNDICAT FORCE OUVRIERE DU CENTRE HOSPITALIER D'HENIN BEAUMONT

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Chacun prendra ses responsabilités

Communiqué Jean Claude MAILLY
mercredi 19 septembre 2007
Chacun prendra ses responsabilités
 

Le président de la République doit prononcer mardi 18 septembre* un discours portant sur le social devant les journalistes de l’information sociale, à l’occasion du 40e anniversaire de leur association.

Ce week-end, il a demandé à s’entretenir séparément avec quelques responsables syndicaux. Je l’ai donc rencontré samedi midi pendant 40 minutes. On se dit beaucoup de choses en 40 minutes, surtout quand on ne tourne pas autour du pot. Sur les retraites, il devrait confirmer, le 18, sa volonté de réforme avec comme objectif de sa part un rapprochement avec le régime de la fonction publique.

Je lui ai notamment répondu:

- que nous n’étions pas demandeurs;

- qu’avant toute chose, le gouvernement devrait consulter les fédérations syndicales des secteurs concernés pour se faire une idée précise, ce qui signifie ne pas présenter un texte et ne pas fermer le calendrier;

- qu’il était inacceptable de présenter les salariés comme des privilégiés, que leur régime faisait partie de leur contrat de travail, qu’il était plus que légitime de les défendre;

- que les salariés se sentaient stigmatisés et avaient été horripilés par les déclarations du Premier ministre et du président lui-même qui avait employé le terme d’«indigne»;

- que la situation était différente entre les régimes spéciaux et que, par exemple, un parlementaire, après cinq ans de mandat, disposait à 60 ans de 1 600 euros de retraite par mois à ce titre;

- qu’on ne pouvait extraire ce dossier de celui des retraites en général, pour lequel notamment nous demandons dans l’immédiat le blocage des compteurs à 40 années de cotisation.

Nous avons ensuite évoqué la fusion UNEDIC-ANPE. Je lui ai rappelé notre opposition en argumentant. Apparemment, le dossier n’est pas bouclé. Nous avons également eu un échange controversé sur le coût du travail. Il pense qu’un allègement favoriserait la croissance et l’emploi, je lui ai expliqué que c’était le contraire.

Autre point abordé, la nécessité d’avoir un vrai débat sur le financement de la protection sociale collective avec notamment la distinction entre solidarité dite nationale (impôt) et solidarité dite ouvrière (cotisation), point sur lequel il m’est apparu intéressé.

J’ai tenu par ailleurs à lui faire part de nos inquiétudes sur l’avenir de l’hôpital public, lui donnant des exemples concrets sur l’absence de dialogue, ainsi que sur la réforme de la carte judiciaire, donc des prud’hommes, qui peut conduire à saboter ces élections.

Enfin, je lui ai demandé quand il (lui ou le gouvernement) répondrait aux revendications, en particulier en matière de pouvoir d’achat dans le public comme dans le privé.

Comme à l’accoutumée, ce fut un contact direct, sans fioritures. Mais il ne suffit pas de se voir pour que les choses aillent bien. Nous écouterons ce qu’il dira le 18 septembre et chacun prendra ses responsabilités.

* Éditorial écrit le 17 septembre 2007 - NDLR

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