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INFORMATION SYNDICALE REVENDICATIONS DU SYNDICAT FORCE OUVRIERE DU CENTRE HOSPITALIER D'HENIN BEAUMONT

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CETTE JOURNÉE DE «SOLIDARITÉ» QUI NE PASSE TOUJOURS PAS

Alors que lundi prochain, beaucoup de salariés vont travailler sans être payés, les syndicats ont réclamé au nouveau gouvernement le retrait de ce dispositif «injuste» instauré en 2004.
 
Trois ans après son institution, le lundi de Pentecôte travaillé et non rémunéré – cette journée dite de «solidarité» – suscite toujours autant l’hostilité des syndicats. Tous ont réclamé au nouveau gouvernement l’abandon de ce dispositif inique qui fait essentiellement reposer la solidarité sur les salariés.

C’est à la suite de la canicule de 2003, qui avait entraîné la mort d’environ 15.000 personnes, que le gouvernement Raffarin avait décidé en 2004 de supprimer un jour férié pour pallier les carences en matière de prise en charge des personnes âgées et dépendantes. Concrètement, chaque année les entreprises acquittent une contribution représentant un jour de travail effectué par les salariés (sept heures de labeur gratuit). En somme, c’est une sorte de cotisation salariale. Les entreprises ne sont pas, elles, mises à contribution : il n’y a aucune cotisation patronale, proprement dite, qui vient alimenter le dispositif dit de solidarité. Les professions libérales et indépendantes ainsi que les revenus financiers en sont également exonérés.

La mise en œuvre de la mesure ayant provoqué à l’époque un vaste tollé, le gouvernement avait été contraint d’assouplir ses modalités. Les interlocuteurs sociaux dans les entreprises et les administrations avaient alors obtenu la possibilité de choisir la date de cette journée. Et c'est uniquement faute d'accord que la journée travaillée reste fixée au lundi de Pentecôte.

Si «dans certaines entreprises des accords ont permis un aménagement de cette mesure (…) l’ensemble des salariés est toujours contraint de travailler le lundi de Pentecôte sans contrepartie et sans rémunération supplémentaire : un nouveau "travailler plus" mais cette fois pour "gagner moins!"», a souligné lundi dernier FO dans un communiqué où elle a demandé au nouveau gouvernement de retirer «ce dispositif très injuste» qui ne «repose que sur les salariés». La confédération a d’ores et déjà apporté «son soutien à toutes les initiatives engagées par ses structures visant à rétablir les salariés dans leurs droits et en particulier le droit aux congés et au salaire pour tout travail effectué». Certains syndicats et fédérations FO ont appelé à la grève.

La CFTC continue de considérer «que le fait de faire travailler gratuitement les gens un jour férié, ça équivaut à une corvée» contre laquelle elle appelle chaque année (depuis 2004) à faire grève dans les entreprises où aucun accord n’a été signé. La CFDT a réaffirmé, son «opposition» à cette décision «injuste» qui a «creusé les inégalités entre les salariés : pour certains, cette journée est prise en charge par l'employeur, d'autres peuvent poser un jour de congé ou une RTT, d'autres enfin sont dans l'obligation de travailler».

Le nouveau ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, Xavier Bertrand a affirmé que le principe de cette journée ne sera «en aucun cas» remis en cause. Ce qui fait dire à la CGT : «alors que ce gouvernement n'a plus qu'un slogan à la bouche "travailler plus pour gagner plus", il n'hésite pas à reprendre à son compte un dispositif qui revient (…) à "travailler plus pour ne rien gagner"». Et FO de l’interpeller «afin qu’il ne reste pas sourd aux préoccupations légitimes des salariés».
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